Samedi 11 Février 2012

Stades

Het Ratteplein (1891-1912)


Lorsque l'on choisissait encore l'arbitre parmi le public.

Le Club de Bruges au cours de sa longue histoire a joué tous ses matches à domicile sur des terrains de football se situant à quelques kilomètres les uns des autres, au Nord-Ouest de la ville de Bruges, dans l'entité de Sint-Andries.

L'association des bleus et noirs trouva son premier refuge sur un terrain en jachère de la paroisse Sainte-Brave où il resterait jusqu'en 1912. Ce terrain où se trouve maintenant l'église était la propriété d'un club canin, le "fox Terrier". On lâchait généralement sur ce terrain des chiens qui participaient à des courses (très populaires en Angleterre) derrière des rats. D'où le nom : le "Ratteplein". Pour pouvoir y organiser un match de football, on devait chaque fois tracer les lignes et installé les buts, puis tout enlevé après.

À un certain moment, le Football Club Brugeois fut assez riche pour faire l'achat d'un terrain et des accessoires pour un prix de cent francs. Cela comprenait : tous les piquets de but, les fanions, un autobus, un cachet, l'équipement de football (une vareuse coûtait 1,60 franc et était considéré comme un article d'opulence), cinq ballons sans oublier la pierre pour imprimer les affiches. A cette époque, le français était la langue véhiculaire du Football Club Brugeois..

Pour prouver qu'on jouait à l'époque encore pour le plaisir, la désignation des arbitres n'était pas encore officialisée par la fédération de football. Au début match, on s'informait dans le public pour savoir qui connaissait les règles du jeu. Et cet honnête homme recevait le sifflet pour arbitrer.

Dans les archives, on a aussi retrouvé un règlement du temps du "Ratteplein", qui obligeait les membres d'administration de l'association à assister aux matchs, ceci sous peine de l'amende. Celui qui arrivait trop tard devait payer 0,25 franc.

"De Klokke" - Albert Dyserynckstadion (1912-1975)


Pour chaque match, le Spionkop fit du Klokke un enfer...

En 1912, l'administration de l'époque du club de Bruges se décida à un terrain bordé de petites tribunes à la Chaussée de Torhout. Il fallut battre du pied avec le propriétaire pour trouver une entente, mais finalement une convention de location fut conclue pour un loyer annuel de 1.760 francs. Le nouveau port d'attache du Club prit le nom de "le Klokke", nom du café qui se trouvait légèrement en face de l'entrée principale.

Huit ans et une guerre mondiale plus tard, en 1920, le Club y conquit son premier titre de Champion de Belgique. La direction du Club voulut plus tard tenir son sort entre ses propres mains et on mit 40 000 francs (une fortune, à l'époque) sur la table pour acheter le terrain. Trois membres de l'administration ont veillé à ce que l'affaire aboutisse: le président d'honneur Alfons Demeulemeester paya la moitié du montant, le Président Albert Dyserynck et le membre d'administration Prosper de Cloedt, chacun un quart. Quelques années plus tard, le Président Dyserynck racheta les parts des deux autres et offrit le Club à l'association pour un franc symbolique. Personne, en 1932, ne fut donc étonné de voir le stade rebaptisé en "Albert Dyserynckstadion", en mémoire du bienfaiteur décédé un an plus tôt dans un accident de voiture.

Dans les années de pionnier au "Klokke", il y avait quatre prix différents à assister un match de Bruges : 3,50 francs (tribune réservée), 2,50 francs (tribune ordinaire), 1,25 franc (pourtour) et 0,75 franc (populaires). L'administration de la ville, à un moment donné, a fixé un prélèvement de 10 pour-cents de taxes sur les revenus. Ce fut suffisant pour irriter les dirigeants. Une taxe de 100 francs par match fut décidée comme compromis, plus... l'accès gratuit pour le secrétaire communal. Le club de Bruges a finalement joué un peu plus de soixante ans au " Klokke". Il a grandi normalement passant de la division 1 à la division 2 et inversement pour devenir dans es années 60 une valeur fixe du football belge tant sur le plan national qu'international. C'est à cette période que naquit le célèbre Spionkop qui transforma le Klokke pour chaque équipe visiteuse en un véritable enfer. Pourtant les fans brugeois enthousiastes durent rester sur leur faim jusqu'en 1973 où les Club Brugeois remporta le deuxième titre tant attendu de son histoire. Il ne fut pas sacré dans son stade mythique du Klokke, mais sur le terrain de l'éternel rival, Anderlecht. Le Club préféra jouer la sécurité mathématique...

Après la célébration du titre, le club de Bruges joua encore deux saisons au Klokke Dans le même temps le Club dut faire face à d'énormes problèmes financiers et, grâce à l'intervention du défunt Bourgmestre du grand Bruges, Michel Van Maele, le Club put s'en sortir et déménagea vers de nouvelles installations, l'Olympiastadion..

le "Klokke", après le déménagement du club de Bruges fut longtemps le port d'attache de l'Eendracht Bruges VV, et est ainsi encore resté presque un siècle de quart une poire pour la soif pour les finances du Club. Le Président actuel du Club, le dr. Michel D'Hooghe, en tant Président de la fédération, lança, en 1994, l'idée adjoindre les équipes réserves de la première division aux équipes de la troisième division., et son idée était de faire jouer l'équipe réserve au "Klokke". Les terrains furent finalement vendus. En septembre 1999, la tribune principale, dernière trace du passé, allait être détruite. On avait toutefois sauvegardé la pierre avec l'année de fondation et le nom du stade quelques années plutôt à l'Olympialaan Elle fut intégrée à la construction des nouveaux bâtiments où se trouve le "centre administratif Michel Van Maele". Le "Klokke" ne reste plus vivant que dans les mémoires, car le café du même nom qu'exploita longtemps l'ex-gardien de Bruges, Fernand Boone, à la Torhoutsesteenweg a aussi fermé définitivement ses portes...

Olympia - Jan Breydelstadion (1975-Aujourd'hui)


Le stade des champions a vécu des soirées européennes pétillantes

Après le sacre de Bruges en 1973, avec un deuxième titre de champion de la Belgique, la sonnette d'alarme retentit sur le plan financier tant au Club qu'au Cercle.. Les deux associations brugeoises avaient du mal à boucler les budgets, et l'administration communale de l'époque a décidé, sous l'impulsion du bourgmestre Michel Van Maele, de donner un coup de pouce aux deux clubs de la Ville. Derrière l'église Saint-André, on érigea un nouveau stade sur une vaste plaine, où aussi bien le Club que Cercle joueraient alternativement leurs matchs à domicile. En été 1975, les deux associations de la Chaussée de Torhout ont déménagé vers leur nouveau port d'attache que l'on nomma "Olympia". Pour le club de Bruges, ce déménagement s'est conjugué avec l'époque la plus brillante de l'histoire du club. Au cours des trois premières saisons à l'Olympia, les blauw-zwart furent sacrés Champions de la Belgique trois fois consécutivement. Le nouveau stade des champions a vécu des soirées européennes tellement pétillantes, et le Club s'offrit le scalps de L'AC Milan, du Real Madrid, de Hambourg et de la Juventus. La première campagne européenne à l'Olympia se ponctua par une première finale de Coupe d'Europe/ (UEFA).Le Club dut toutefois baisser pavillon devant Liverpool, ce qu'il devrait encore faire deux ans plus tard en Finale de la Coupe d'Europe des Clubs Champions, à Wembley (1978).
Les succès européens de cette période glorieuse sous Ernst Happel eurent des suites lors des trois décennies qui suivirent. Henk Houwaart et Hugo Broos menèrent deux fois le Club jusqu'en demi-finale européenne, pendant que Trond Sollied, emmena deux et peut-être trois fois le Club Brugeois en Champions League. En plus de ce brillant trio, Han Grijzenhout, Georges Leekens et Eric Gerets permirent aussi au Club de remporter un titre de Champion de Belgique.

Le stade qui a eu une capacité initiale de 30.000 places (dont 8.000 assises), a subi pas mal de modification depuis sa construction. En 1987, dans la tribune d'Ouest on construisit des loges et business-seats, ce que provoqua la disparition 1000 places assises. En 1993, un règlement de l'UEFA demanda de remplacer touts les places debout par des places assises, ce qui porta la capacité du stade à 18 000 personnes seulement. Après qu'en mai 1995, la candidature de Bruges pour l'Euro 2000 fut acceptée, en été 1997, avec l'aide financière du gouvernement fédéral et flamand, la construction d'un deuxième et d'un étage dans la tribune Nord et la tribune Sud fut entamée. Le stade dispose ainsi désormais d'un deuxième étage complet et dispose de 30 000 places qui ne peuvent pas être toutes exploités pour des raisons de sécurité à la suite d'un loi votée en 1998 et 1999. Comme il y eut une aide directe d'investissement d'argent du gouvernement flamand, le nom de Olympiastadion dut changer et le complexe devint le Jan Breydelstadion. Suivant le modèle anglais, le temple du football brugeois fut, à ce moment-là, le premier en Belgique qui, par la combinaison de ses sièges bleus et blancs, dans la tribune supérieure Nord , laisse apparaître clairement le nom de son stade...





Calendrier

Datum
Uur
Wedstrijd
12.02.2012
18:00
AA Gent - Club
16.02.2012
21:05
Hannover 96 - Club
19.02.2012
18:00
Club - KV Kortrijk
23.02.2012
19:00
Club - Hannover 96
26.02.2012
18:00
Racing Genk - Club
04.03.2012
14:30
Club - Standard
18.03.2012
14:30
Cercle Brugge - Club
21.03.2012
20:30
Club - Lierse SK

Classement

 
P
M
1. Anderlecht
53
24
2. AA Gent
46
24
3. Club Brugge
46
24
4. Standard
44
24
5. KV Kortrijk
39
24
6. Racing Genk
37
24
7. Cercle Brugge
37
24
8. KV Mechelen
31
24
9. Sp. Lokeren OV
30
24
10. G. Beerschot
29
24
11. Bergen
28
24
12. Lierse SK
24
24
13. Z. Waregem
24
24
14. OH Leuven
22
24
15. VC Westerlo
17
24
16. Sint-Truiden
13
24

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