BRUGES Effervescent par moments, le sommet est resté loin des cimes. Mué en une partie d’échecs un peu triste, dénué de frivolité et de prises de risque, il n’aurait sans doute pas mérité de vainqueur, mais son verdict se révélera sûrement lourd de conséquences pour le Standard.
Son déroulement attisera aussi la polémique. Les uns eussent aimé que l’arbitre inversât ses décisions sur les deux phases litigieuses dans les deux rectangles. Ils n’avaient pas vraiment raison. Les mêmes ont réclamé l’expulsion d’Odjidja, peu avant le repos, pour un pied en avant sur De Camargo qui aurait, effectivement, dû valoir à son auteur une carte d’une autre couleur.
Ce sommet s’est inversé de manière décisive en l’espace de quatre minutes, peu après la reprise, au terme d’un nouveau coaching gagnant d’Adrie Koster, un maître en la matière.
Jusqu’à ce moment-là, le Standard n’avait pas usurpé l’avantage à la marque que lui avait ménagé Mbokani. Le joueur congolais avait profité d’une glissade et d’une intervention manquée d’Hoefkens, à la 25e minute, pour tromper Stijnen d’un tir croisé au ras du montant. Mbokani avait réussi là où jeudi Mata, le Valencien, avait échoué (0-1).
Lent, laborieux parfois, le Club avait monopolisé le ballon mais il n’avait jamais ni provoqué ni trouvé la faille dans la bonne organisation d’un Standard supérieur sur le plan tactique.
Dominateurs dans les airs dans les deux rectangles, les champions en titre avaient également émergé dans tous les couples qui s’étaient constitués sur la pelouse. Le réalisme du Standard avait payé : il avait failli convertir les deux occasions qu’il s’était ménagées. Cinq minutes après son but d’ouverture, sur coup de coin de Defour, Klukowski, replié sur sa ligne, avait repoussé de la tête la tentative de Daerden.
Adrie Koster remplaça alors Akpala par Sonck. Le Club redevint d’emblée pressant et même conquérant. À la 48e, sur service de Geraerts, Sonck, en fin renard du rectangle, tomba après l’intervention de Bolat. Il convertit lui-même le coup de réparation (1-1).
Les Brugeois sentirent, soudain, qu’ils étaient en mesure de faire basculer le match. Quatre minutes après l’égalisation, Geraerts centra de la droite. Sonck, dans l’axe, feinta l’interception. Posté au second montant, Kouemaha se fit un plaisir de pousser le ballon dans le but (2-1).
Onze minutes plus tard, Mbokani et Stijnen se télescopèrent. Hoefkens avait-il bousculé le Standardman ? L’arbitre ne le sanctionna pas. Obligé de réagir, le Standard prit l’ascendant dans le jeu. Le Club chercha seulement à le contenir. Il y parvint. Mais sa victoire avait manqué de panache.
Bron: La Dernière Heure/Les Sports - 22/02/10
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